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Ce qu’il ne faut pas manger et boire au Vietnam : guide pratique pour voyager sans risque

Voyager au Vietnam, c’est aussi voyager à travers les saveurs. Du parfum d’un phở fumant dans une ruelle de Hanoï aux poissons grillés du littoral, des marchés colorés du delta du Mékong aux petits restaurants familiaux de Hué, la gastronomie accompagne presque chaque étape du séjour. Elle fait même partie des plus beaux souvenirs que l’on rapporte du pays.

Pour autant, quelques précautions sont nécessaires. Chaleur tropicale, rupture de la chaîne du froid, eau non traitée, aliments crus ou insuffisamment cuits peuvent favoriser certaines infections alimentaires. L’Organisation mondiale de la Santé rappelle que les aliments contaminés par des bactéries, virus, parasites ou substances chimiques peuvent provoquer de nombreuses maladies, les troubles gastro-intestinaux étant parmi les plus fréquents.

Connaître ce qu’il ne faut pas manger et boire au Vietnam ne signifie donc pas se méfier de toute la cuisine locale. Au contraire : quelques règles simples permettent de profiter pleinement des marchés, gargotes et restaurants vietnamiens tout en limitant considérablement les risques.

 

Ce qu'il ne faut pas manger et boire au Vietnam

 

1. Faut-il avoir peur de manger au Vietnam ?

Non, absolument pas. Découvrir la gastronomie vietnamienne fait partie intégrante d’un voyage au Vietnam, et il serait vraiment dommage de s’en priver par crainte des troubles digestifs. Riche en légumes, herbes aromatiques, bouillons, riz, nouilles, poissons et viandes, la cuisine locale repose largement sur des ingrédients frais et sur des préparations réalisées quotidiennement.

De nombreux plats vietnamiens sont d’ailleurs cuits à haute température et servis immédiatement, ce qui limite les risques lorsque les règles élémentaires d’hygiène sont respectées. Un phở servi avec un bouillon fumant, des brochettes tout juste retirées du gril, un bánh xèo croustillant préparé devant vous ou encore des légumes et viandes sautés au wok constituent généralement de bons choix. Une règle simple peut vous guider : privilégiez ce qui est fraîchement préparé, bien cuit et servi bien chaud.

La street food vietnamienne mérite également d’être découverte. Elle ne représente pas seulement une manière économique de se restaurer : elle fait pleinement partie du mode de vie local. Dès le petit matin, les trottoirs de Hanoï, Hô Chi Minh-Ville, Hué ou Da Nang s’animent autour de petites échoppes spécialisées parfois dans un seul plat. Employés de bureau, étudiants, familles et commerçants s’installent sur de petits tabourets pour partager un phở, un bún bò, un bánh mì ou un café avant de commencer leur journée.

Pour autant, street food ne signifie pas automatiquement nourriture sûre. Comme partout sous un climat chaud et humide, la conservation des aliments, la qualité de l’eau utilisée, la propreté des ustensiles, la séparation entre produits crus et aliments cuits ainsi que le respect de la chaîne du froid sont essentiels. Une vigilance particulière est donc recommandée pour les aliments crus, les fruits de mer mal conservés, les préparations restées longtemps à température ambiante ou les boissons préparées avec une eau dont l’origine est incertaine.

Pour choisir une bonne adresse, observez simplement ce qui se passe autour de vous. Une échoppe fréquentée par les habitants, où les ingrédients sont renouvelés rapidement et les plats préparés à la commande, constitue généralement un meilleur choix qu’un stand presque vide proposant des aliments exposés depuis plusieurs heures. Regardez également la propreté du plan de travail, des ustensiles et de la vaisselle, ainsi que les conditions de conservation des viandes et poissons.

Il ne s’agit donc surtout pas d’éviter les marchés, les petites cantines populaires ou les restaurants de rue. Au contraire, certains de vos meilleurs souvenirs culinaires pourront naître autour d’une table minuscule dans une ruelle de Hanoï ou devant un barbecue improvisé dans le delta du Mékong.

Connaître ce qu’il ne faut pas manger et boire au Vietnam, c’est avant tout apprendre à faire les bons choix : privilégier les aliments frais, bien cuits et servis chauds, sélectionner des établissements fréquentés et rester prudent lorsque l’origine ou les conditions de conservation d’un produit semblent douteuses. Avec ces quelques réflexes, vous pourrez profiter pleinement de l’extraordinaire diversité de la cuisine vietnamienne sans transformer chaque repas en source d’inquiétude.

 

Ce qu'il ne faut pas manger au Vietnam

 

2. L’eau du robinet : la première précaution à retenir

Au Vietnam, l’eau du robinet n’est généralement pas recommandée à la consommation directe pour les voyageurs. Même lorsqu’elle semble parfaitement claire, sa qualité peut varier selon les régions, les installations de traitement, les réseaux de distribution et les canalisations des bâtiments. Elle peut ainsi présenter un risque de contamination microbiologique susceptible d’entraîner des troubles digestifs, notamment diarrhées, nausées, vomissements ou douleurs abdominales.

Par mesure de précaution, privilégiez donc l’eau en bouteille provenant d’une marque identifiable et dont le bouchon est parfaitement scellé. Avant de boire, vérifiez que la bague de sécurité est intacte et que la bouteille ne semble pas avoir été remplie à nouveau. Cette règle est particulièrement importante pour les jeunes enfants et pour la préparation des biberons.

Si vous avez un système digestif sensible, vous pouvez également utiliser de l’eau embouteillée pour vous brosser les dents. Lors d’un trek, d’une nuit chez l’habitant ou d’un séjour dans une région montagneuse isolée où l’eau en bouteille n’est pas toujours facilement disponible, choisissez une eau bouillie ou correctement traitée à l’aide d’un système de filtration ou de purification adapté.

Il n’est toutefois pas nécessaire de devenir excessivement méfiant. Vous pouvez naturellement vous laver les mains, prendre une douche ou vous laver normalement avec l’eau courante : l’essentiel est simplement d’éviter d’avaler une eau dont la potabilité n’est pas garantie.

Enfin, méfiez-vous également de l’eau provenant d’une carafe, d’une fontaine ou d’un récipient dont vous ignorez l’origine. Dans le doute, une bouteille scellée reste la solution la plus simple.

Ainsi, parmi ce qu’il ne faut pas manger et boire au Vietnam, l’eau du robinet et toute eau non traitée figurent parmi les premières précautions à retenir. Un réflexe facile à adopter qui vous permettra de profiter plus sereinement de votre voyage, des montagnes du Nord aux plages du Centre et au delta du Mékong.

 

3. Les glaçons sont-ils dangereux au Vietnam ?

La question des glaçons, appelés đá en vietnamien, revient souvent chez les voyageurs, notamment lorsqu’ils commandent un café glacé, un jus de fruits ou une boisson fraîche dans un restaurant local. Pourtant, il n’est pas nécessaire de refuser systématiquement tous les glaçons au Vietnam. L’essentiel est surtout de vérifier le type d’établissement et, lorsque cela est possible, l’origine de la glace.

Dans les hôtels, restaurants reconnus, cafés modernes et établissements habitués à recevoir une clientèle internationale, les glaçons sont généralement fabriqués à partir d’eau traitée ou achetés auprès de fournisseurs spécialisés. La glace industrielle se présente souvent sous forme de glaçons réguliers, cylindriques ou tubulaires, parfois avec un trou au centre. Dans ce type d’établissement, leur consommation présente généralement peu de risques lorsque les règles d’hygiène et de conservation sont correctement respectées.

La prudence est davantage recommandée dans les petites échoppes dont les conditions d’hygiène semblent insuffisantes, sur certains marchés ou dans les régions rurales isolées, lorsque vous ne pouvez pas identifier l’origine de la glace. Le risque ne vient d’ailleurs pas uniquement de l’eau utilisée pour sa fabrication : les conditions de transport, de stockage et de manipulation peuvent également entraîner une contamination.

Soyez particulièrement vigilant lorsque vous voyez de gros blocs de glace transportés ou stockés sans protection, déposés sur une surface sale, puis découpés ou concassés avant d’être ajoutés aux boissons. Dans ce cas, mieux vaut commander votre boisson sans glace, surtout si vous avez un système digestif sensible.

En cas de doute, une expression vietnamienne très simple vous sera utile : « Không đá », qui signifie « sans glaçons ». Vous pouvez l’utiliser pour commander un café, un jus de fruits, une boisson gazeuse ou de l’eau sans glace.

En résumé, les glaçons ne sont pas systématiquement dangereux au Vietnam. Dans les établissements sérieux utilisant de la glace industrielle et respectant de bonnes pratiques d’hygiène, il n’y a généralement pas lieu de s’inquiéter. En revanche, lorsqu’il est impossible de connaître leur provenance ou que les conditions de manipulation paraissent douteuses, mieux vaut s’en passer. Cette précaution est particulièrement judicieuse lors d’un séjour dans les zones rurales ou les endroits très éloignés des grands centres touristiques.

 

Glacon au Vietnam

 

4. Les aliments crus ou insuffisamment cuits

Lorsqu’on cherche à savoir ce qu’il ne faut pas manger et boire au Vietnam, les produits animaux crus arrivent parmi les principales réponses. L’OMS recommande de bien cuire les aliments d’origine animale, de séparer les produits crus des aliments cuits et de conserver les préparations à des températures appropriées.

Soyez donc particulièrement prudent avec :

Aliment ou préparation Nom vietnamien Pourquoi être prudent ? Conseil
Sang cru Tiết canh Risque d’infections bactériennes graves À éviter
Poisson d’eau douce cru Gỏi cá Parasites et contamination bactérienne possibles Choisir du poisson bien cuit
Coquillages crus Hải sản sống Bactéries, virus ou biotoxines Préférer une cuisson complète
Viande insuffisamment cuite Thịt tái Risque bactérien ou parasitaire Demander une cuisson complète
Œufs crus ou peu cuits Trứng sống Risque microbiologique Privilégier les œufs bien cuits
Gibier ou viande sauvage Thịt rừng Risques sanitaires et enjeux liés à la faune sauvage À éviter

 

5. Le sang cru : un plat qu’il vaut réellement mieux éviter

Parmi les aliments à risque, le tiết canh ou le sang cru mérite une vigilance toute particulière. Très éloignée des habitudes culinaires occidentales, cette spécialité vietnamienne traditionnelle est préparée à partir de sang animal cru, le plus souvent de porc ou de canard, que l’on laisse coaguler avant de l’accompagner généralement de viande, d’abats cuits, d’herbes aromatiques et parfois de cacahuètes concassées.

Autrefois davantage associé aux repas de fête, aux réunions familiales ou à certaines occasions particulières, le tiết canh peut encore être proposé dans quelques restaurants spécialisés ou lors de repas privés. Pourtant, son caractère traditionnel ne doit pas faire oublier les risques sanitaires réels liés à la consommation de sang cru.

Contrairement à une idée parfois répandue, il ne s’agit pas simplement d’un problème d’adaptation digestive propre aux voyageurs étrangers. Les consommateurs vietnamiens sont eux aussi concernés. La consommation de porc cru ou insuffisamment cuit et de préparations contenant du sang de porc cru a notamment été associée à des infections à Streptococcus suis, une bactérie pouvant provoquer des complications graves, parmi lesquelles une septicémie ou une méningite.

Pour les voyageurs, la recommandation est donc claire : mieux vaut éviter complètement le tiết canh, même lorsqu’il est présenté comme une curiosité gastronomique incontournable ou qu’il vous est proposé avec hospitalité par une famille locale.

Refuser poliment ce plat ne vous empêchera nullement de découvrir la richesse de la cuisine vietnamienne. Des milliers d’autres spécialités permettent de vivre une véritable immersion culinaire sans prendre de risque inutile. En matière de gastronomie comme de voyage, l’authenticité ne doit jamais se faire au détriment de la santé.

 

Tiết canh

 

6. Poissons, coquillages et fruits de mer : attention au cru

Avec son immense façade maritime, ses nombreux fleuves, lagunes et deltas, le Vietnam est un véritable paradis pour les amateurs de poissons et fruits de mer. Crevettes, crabes, calamars, palourdes, huîtres, coquilles Saint-Jacques, poissons entiers grillés ou cuits à la vapeur occupent une place importante dans la gastronomie des régions côtières.

De la baie d’Halong à Da Nang, en passant par Quy Nhon, Nha Trang, Mui Ne, Con Dao ou Phu Quoc, déguster des produits de la mer fraîchement préparés constitue d’ailleurs l’un des grands plaisirs d’un voyage au Vietnam.

Il convient toutefois d’être plus vigilant avec les produits crus, insuffisamment cuits ou mal conservés. Comme partout sous climat chaud, les mauvaises conditions de conservation peuvent favoriser rapidement la multiplication de micro-organismes. Certains coquillages peuvent également présenter des risques liés à des agents pathogènes ou, dans certaines circonstances, à des biotoxines marines.

Cela ne signifie évidemment pas qu’il faille renoncer aux fruits de mer. Quelques réflexes simples permettent d’en profiter dans de bien meilleures conditions :

  • choisissez de préférence un restaurant fréquenté, où le renouvellement des produits est important ;
  • privilégiez les poissons et fruits de mer conservés correctement et préparés à la commande ;
  • évitez les huîtres, coquillages et produits de la mer crus lorsque leur provenance ou leurs conditions de conservation sont incertaines ;
  • méfiez-vous des plateaux déjà préparés ayant passé plusieurs heures à température ambiante ;
  • privilégiez une cuisson complète, notamment pour les coquillages, crevettes et crustacés ;
  • lorsque vous choisissez directement votre poisson dans un vivier, demandez qu’il soit cuisiné immédiatement.

Un poisson entier grillé sur les braises, des crevettes fraîchement cuites à la vapeur, des calamars sautés au wok ou des palourdes servies brûlantes constituent ainsi d’excellentes façons de découvrir la gastronomie maritime vietnamienne.

La règle à retenir est finalement très simple : plus le produit est frais, correctement conservé, bien cuit et préparé devant vous, plus vous réduisez les risques. Vous pourrez ainsi profiter pleinement des extraordinaires saveurs de la mer vietnamienne sans transformer cette belle expérience gastronomique en mauvais souvenir de voyage.

 

7. Le nem chua : faut-il vraiment l’éviter ?

Le nem chua est une spécialité vietnamienne très appréciée, préparée principalement à partir de porc finement haché, mélangé à de la couenne, de l’ail, du piment et différents assaisonnements, puis soumis à une fermentation. Selon les régions, sa recette, sa forme et son temps de fermentation peuvent varier. Thanh Hoa, dans le Centre-Nord du pays, est notamment réputée pour cette spécialité.

Il serait excessif d’affirmer que tous les nem chua sont dangereux. Lorsqu’ils sont fabriqués selon des règles d’hygiène rigoureuses, correctement fermentés, conditionnés et conservés, ils sont couramment consommés au Vietnam. Néanmoins, la fermentation ne constitue pas à elle seule une garantie de sécurité sanitaire, en particulier lorsque la chaîne de fabrication et de conservation est inconnue.

Pour les voyageurs ayant un système digestif sensible, les femmes enceintes, les personnes âgées ou immunodéprimées, la prudence est donc recommandée. Évitez notamment les nem chua artisanaux vendus sans emballage ni indication claire de provenance, ceux qui ont été conservés longtemps à température ambiante ou dont l’aspect et l’odeur paraissent inhabituels.

Si vous souhaitez découvrir cette spécialité avec davantage de précautions, choisissez un fabricant ou un établissement réputé. Vous pouvez également goûter certaines versions grillées, souvent appelées nem chua nướng. Attention toutefois : une cuisson superficielle ne garantit pas nécessairement que le produit ait atteint une température suffisante à cœur.

La règle à retenir est simple : parmi ce qu’il ne faut pas manger et boire au Vietnam, les produits d’origine animale crus, fermentés ou insuffisamment cuits dont la provenance et les conditions de conservation sont incertaines méritent une vigilance particulière.

 

Les nems chua

 

8. Crudités, herbes fraîches et salades

Menthe, coriandre, basilic thaï, périlla (tía tô), coriandre vietnamienne (rau răm), laitue et nombreuses autres herbes fraîches occupent une place essentielle dans la cuisine vietnamienne. Elles apportent fraîcheur, parfum et croquant au phở, au bún chả, au bánh xèo, aux rouleaux de printemps et à une multitude de spécialités régionales.

Il serait donc dommage de les supprimer systématiquement de votre alimentation pendant le voyage. Le principal risque ne vient pas des herbes elles-mêmes, mais de leurs conditions de culture, de lavage, de stockage et de manipulation. Comme pour toutes les crudités, une contamination peut survenir si elles ont été lavées avec une eau impropre à la consommation ou manipulées dans de mauvaises conditions d’hygiène.

Dans les hôtels, restaurants réputés et établissements propres bénéficiant d’une forte rotation de clientèle, les herbes et légumes frais sont généralement préparés avec davantage de précautions. Vous pourrez donc les consommer avec discernement.

Soyez en revanche plus vigilant dans les petits stands où les crudités restent longtemps exposées à la chaleur, à la poussière ou aux insectes, ou lorsque les conditions de lavage et de conservation semblent manifestement insuffisantes.

Pour réduire les risques, quelques réflexes sont utiles :

  • privilégiez les crudités fraîchement préparées ;
  • évitez les salades déjà coupées ayant longtemps attendu à température ambiante ;
  • choisissez de préférence des établissements propres et fréquentés ;
  • lors d’un séjour chez l’habitant, n’hésitez pas à demander si les légumes ont été lavés avec une eau sûre ;
  • avec un phở ou une autre soupe servie très chaude, vous pouvez incorporer les herbes au bouillon plutôt que de les consommer entièrement crues.

Les herbes aromatiques ne font donc pas systématiquement partie de ce qu’il ne faut pas manger et boire au Vietnam. C’est avant tout leur fraîcheur et la qualité de leur préparation qu’il convient d’évaluer.

 

9. L’œuf de cane fécondé

Le trứng vịt lộn est certainement l’une des spécialités vietnamiennes qui intriguent le plus les voyageurs étrangers. Connu sous différentes formes dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est et souvent désigné à l’international sous le nom de balut, il s’agit d’un œuf de cane fécondé dans lequel l’embryon a commencé à se développer.

Au Vietnam, le trứng vịt lộn est généralement cuit dans l’eau puis consommé chaud. Il est traditionnellement accompagné de rau răm, une herbe aromatique vietnamienne ainsi que de gingembre, de sel, de poivre et parfois de jus de citron vert ou de kumquat. On le trouve aussi bien dans de petites échoppes de rue que dans certains restaurants populaires.

Pour de nombreux Vietnamiens, il s’agit d’un mets familier apprécié pour sa richesse et sa saveur. Pour un voyageur français découvrant cette spécialité pour la première fois, l’expérience peut toutefois être déroutante en raison de son apparence, de sa texture et de la présence visible de l’embryon. Il s’agit donc davantage d’une question de sensibilité personnelle que d’une spécialité qu’il faudrait absolument goûter pour vivre une expérience « authentique ».

Sur le plan sanitaire, un trứng vịt lộn frais, correctement conservé et suffisamment cuit n’est pas, en soi, un aliment à bannir. Les précautions sont comparables à celles recommandées pour les autres œufs et produits d’origine animale.

Évitez toutefois d’en consommer lorsqu’il est froid ou tiède après être resté longtemps à température ambiante, lorsque la cuisson semble insuffisante ou lorsque les conditions de stockage et d’hygiène du vendeur inspirent peu confiance. Si vous souhaitez tenter l’expérience, choisissez un établissement fréquenté où les œufs sont cuits correctement et servis bien chauds.

Le trứng vịt lộn n’appartient donc pas systématiquement à la catégorie de ce qu’il ne faut pas manger et boire au Vietnam. Il convient plutôt de l’aborder comme une curiosité culinaire facultative : goûtez-le si l’expérience vous attire, mais ne vous sentez nullement obligé de le faire. Le Vietnam possède suffisamment de spécialités savoureuses pour découvrir sa culture gastronomique sans dépasser vos propres limites.

 

Trung Lon

 

10. La viande de serpent 

La consommation de serpent subsiste au Vietnam, principalement dans certaines régions et dans quelques restaurants spécialisés. Elle ne fait toutefois pas partie de l’alimentation quotidienne de la majorité des Vietnamiens. La viande peut être grillée, sautée, mijotée ou incorporée à différentes préparations. Certains établissements proposent également des pratiques plus spectaculaires, comme la consommation de sang ou de bile de serpent, parfois mélangés à de l’alcool de riz.

Pour les voyageurs, une grande prudence s’impose. Comme d’autres reptiles, les serpents peuvent être porteurs de bactéries, de parasites ou d’autres agents pathogènes. Le risque est particulièrement important lorsque la viande est consommée crue ou insuffisamment cuite. Il est donc préférable de refuser systématiquement le sang cru, la bile et toute préparation dont la provenance ou les conditions d’hygiène ne peuvent être clairement établies.

La question environnementale mérite également d’être prise en compte. Selon leur provenance et les espèces concernées, certains serpents peuvent être issus de captures sauvages ou de filières dont la traçabilité reste difficile à vérifier. La réglementation vietnamienne encadre par ailleurs la protection et le commerce de différentes espèces sauvages.

Dans le cadre d’un voyage responsable, le choix le plus prudent consiste donc à éviter les produits provenant d’animaux sauvages. Si vous souhaitez réellement goûter de la viande de serpent, privilégiez uniquement un établissement sérieux pouvant garantir une origine légale et contrôlée, ainsi qu’une cuisson complète de la viande.

 

11. Les insectes 

Grillons, larves, chrysalides de vers à soie et autres insectes peuvent être rencontrés dans certaines cuisines régionales ou sur quelques marchés du Vietnam. Selon les régions, ils sont généralement frits, grillés ou assaisonnés avec des herbes et des épices. Pour certains voyageurs, leur dégustation représente avant tout une expérience culinaire insolite.

Il serait cependant incorrect de considérer les insectes comestibles comme dangereux par principe. Les principaux risques dépendent surtout de leur origine, de leur conservation, de leur manipulation et de leur cuisson. Des spécimens collectés dans la nature peuvent notamment avoir été exposés à des pesticides ou à différents contaminants, tandis qu’une mauvaise conservation peut favoriser une contamination microbiologique.

Un autre point mérite une attention particulière : les allergies. Certaines protéines présentes chez les insectes sont proches de celles que l’on retrouve chez les crustacés et les acariens. Les personnes allergiques aux crevettes, crabes ou autres crustacés doivent donc faire preuve d’une vigilance accrue, car des réactions croisées sont possibles.

Si la curiosité vous pousse à tenter l’expérience, évitez les insectes crus ou provenant d’un vendeur dont les conditions d’hygiène semblent douteuses. Préférez un restaurant ou un établissement reconnu, choisissez des produits correctement conservés et consommez-les fraîchement préparés et bien cuits.

 

Les gâteaux farcis des oeufs de fourmis

 

12. La viande de chien

La consommation de viande de chien, appelée thịt chó en vietnamien, existe historiquement dans certaines régions du pays. Elle reste cependant très loin de représenter la gastronomie vietnamienne dans son ensemble et ne doit surtout pas être présentée comme une expérience incontournable pour découvrir la culture locale.

Cette pratique est par ailleurs devenue plus controversée, notamment dans les grandes villes et parmi les jeunes générations, en raison de l’évolution du rapport aux animaux de compagnie, mais aussi des préoccupations liées au bien-être animal et à la santé publique.

Pour les voyageurs, nous recommandons de ne pas consommer de viande de chien. La provenance des animaux et les conditions d’élevage, de transport, d’abattage et de conservation peuvent être difficiles à vérifier lorsque les produits proviennent de circuits non contrôlés. Il existe également un enjeu sanitaire autour de la rage : l’OMS rappelle que cette maladie se transmet principalement à l’être humain par la salive d’un animal infecté, généralement à la suite d’une morsure ou d’une griffure, et non simplement parce qu’une viande correctement cuite est consommée. La manipulation ou l’abattage d’animaux infectés constitue néanmoins une situation à risque.

Au-delà de ces considérations, réduire la cuisine vietnamienne à la consommation de chien entretient un cliché particulièrement réducteur. Un voyage gastronomique au Vietnam offre des centaines d’expériences bien plus représentatives : phở, bún chả, bánh cuốn, bánh xèo, cao lầu, mì Quảng, cơm tấm ou encore bún bò Huế racontent beaucoup mieux la diversité des terroirs et des traditions culinaires du pays.

 

13. La viande de chat

La consommation de viande de chat, parfois désignée par l'expression tiểu hổ, littéralement « petit tigre », existe de manière marginale au Vietnam. Elle ne constitue cependant ni un plat quotidien ni une spécialité emblématique de la gastronomie vietnamienne, et il serait trompeur de la présenter comme telle aux voyageurs étrangers.

Nous recommandons clairement de ne pas en consommer. Comme pour d’autres viandes provenant de circuits informels, la difficulté principale réside dans la traçabilité des animaux. Leur origine ainsi que les conditions de transport, d’abattage, de conservation et de préparation peuvent être impossibles à vérifier. Lorsque cette traçabilité fait défaut, il devient également difficile d’évaluer correctement les risques sanitaires.

À ces considérations s’ajoutent des questions évidentes de bien-être animal et de tourisme responsable. Rechercher une expérience authentique ne signifie pas devoir essayer toutes les pratiques rencontrées sur place. L’immersion culturelle consiste aussi à comprendre les évolutions de la société vietnamienne et à faire des choix respectueux de ses propres valeurs comme de celles des communautés visitées.

Si ce type de viande vous est proposé, vous pouvez donc simplement refuser poliment, sans jugement envers votre interlocuteur. Orientez plutôt votre curiosité vers les innombrables cuisines régionales du Vietnam : poissons et fruits de mer du littoral, spécialités impériales de Hué, cuisine montagnarde du Nord, recettes parfumées du delta du Mékong ou plats familiaux préparés chez l’habitant. Ces expériences offrent une découverte beaucoup plus riche, authentique et représentative du patrimoine culinaire vietnamien.

 

Viande du chien

 

14. Fruits coupés et jus de fruits : comment les choisir ?

Mangue, ananas, papaye, fruit du dragon, ramboutan, litchi, mangoustan, pastèque, fruit de la passion… Avec son climat tropical, le Vietnam offre une extraordinaire diversité de fruits frais. Les marchés locaux sont d’ailleurs l’un des meilleurs endroits pour découvrir des variétés parfois difficiles à trouver en Europe.

Pour en profiter sereinement, privilégiez les fruits entiers, fraîchement lavés et que vous pouvez peler vous-même. Une mangue découpée devant vous, un mangoustan que vous ouvrez vous-même ou un fruit du dragon fraîchement pelé présentent moins de risques qu’une barquette de fruits déjà coupés et restée plusieurs heures à température ambiante.

Soyez particulièrement attentif aux fruits prédécoupés vendus sur les marchés ou dans la rue lorsqu’ils ne sont pas conservés au frais. Une fois la peau retirée, la chair est davantage exposée aux manipulations, aux insectes, à la chaleur et aux éventuelles contaminations.

Pour les jus de fruits et smoothies, choisissez de préférence un café, un restaurant ou une échoppe fréquentée où les fruits sont conservés dans de bonnes conditions, les ustensiles régulièrement nettoyés et les boissons préparées à la commande. En cas de doute sur la provenance des glaçons, demandez votre boisson không đá, c’est-à-dire sans glace.

Même précaution avec le nước mía, le fameux jus de canne à sucre fraîchement pressé, très agréable lors des journées chaudes. Observez simplement la propreté de la machine, des rouleaux de pressage, des verres et du plan de travail. Préparé devant vous dans de bonnes conditions d’hygiène, il constitue une excellente façon de goûter aux habitudes quotidiennes vietnamiennes.

 

15. Buffets tièdes et plats préparés depuis plusieurs heures

En matière de sécurité alimentaire, ce n’est pas uniquement la nature du plat qui compte : sa température et la durée de conservation sont tout aussi importantes.

Un aliment correctement cuit peut présenter davantage de risques lorsqu’il reste plusieurs heures à température ambiante, particulièrement sous un climat chaud. Pour cette raison, un plat fumant préparé devant vous est généralement préférable à une préparation cuite depuis longtemps puis servie tiède.

Cette vigilance concerne notamment certains buffets, étals de marché et restaurants populaires de type cơm bình dân, où plusieurs plats sont préparés à l’avance et présentés dans de grands récipients.

Il ne faut toutefois pas éviter systématiquement ces établissements. Le cơm bình dân fait partie de la vie quotidienne vietnamienne et de nombreuses adresses sont parfaitement sérieuses. Le meilleur indicateur reste souvent la rotation des plats.

À l’heure du déjeuner, un restaurant rempli d’employés, d’étudiants ou de familles renouvelle rapidement ses préparations. Les plats sortent régulièrement de cuisine et sont consommés sans attendre. À l’inverse, un buffet presque vide en milieu d’après-midi, où viandes, poissons et légumes semblent attendre depuis plusieurs heures, appelle davantage de prudence.

Pour savoir ce qu’il ne faut pas manger et boire au Vietnam, retenez donc cette règle simple : préférez un plat fraîchement préparé et servi bien chaud à une préparation tiède dont vous ignorez depuis combien de temps elle est exposée.

 

les fruits coupés

 

16. L’alcool artisanal et le risque lié au méthanol

Au cours d’un voyage au Vietnam, notamment dans les campagnes et les régions montagneuses, vous aurez peut-être l’occasion de découvrir différents alcools traditionnels regroupés sous le terme rượu. Élaborés à partir de riz, de riz gluant, de maïs ou d’autres céréales, certains font partie intégrante des traditions culinaires et des moments de convivialité.

Il serait donc excessif de considérer tous les alcools artisanaux vietnamiens comme dangereux. De nombreuses productions familiales ou artisanales sont réalisées selon un savoir-faire transmis depuis plusieurs générations.

La prudence devient toutefois indispensable lorsque l’origine, la composition et les conditions de fabrication sont impossibles à vérifier. Le principal danger concerne les alcools clandestins, contrefaits ou mal distillés pouvant contenir des concentrations dangereuses de méthanol. Cette substance toxique ne peut pas être identifiée de manière fiable simplement par son goût, son odeur ou l’apparence de la boisson.

Évitez donc les alcools proposés dans des bouteilles recyclées ou des bidons anonymes, les spiritueux sans aucune indication de provenance ainsi que les produits vendus à des prix anormalement bas.

Dans un restaurant, un bar ou un hôtel, privilégiez les bouteilles correctement étiquetées et scellées. Lors d’un repas chez l’habitant, si vous souhaitez découvrir un alcool traditionnel, mieux vaut le faire dans le cadre d’une adresse sérieuse connue de votre guide ou de votre agence locale.

Cette vigilance est particulièrement importante lorsqu’on s’interroge sur ce qu’il ne faut pas manger et boire au Vietnam, car une intoxication au méthanol constitue une urgence médicale potentiellement très grave.

 

17. Comment reconnaître une bonne adresse de street food ?

La cuisine de rue est l’une des expériences les plus vivantes et authentiques d’un voyage au Vietnam. Il serait dommage de s’en priver par peur d’une intoxication alimentaire. L’essentiel consiste plutôt à observer avant de commander.

Commencez par regarder la clientèle. Une petite échoppe remplie d’habitants du quartier, d’employés de bureau, d’étudiants ou de familles constitue généralement un indicateur intéressant. Une forte fréquentation favorise surtout un renouvellement rapide des ingrédients et des plats préparés.

Observez ensuite le poste de cuisine. Les produits crus sont-ils raisonnablement séparés des aliments déjà cuits ? Les ingrédients semblent-ils correctement conservés ? Le bouillon est-il maintenu très chaud ? Les viandes sont-elles grillées à la commande ? Les bols, baguettes, cuillères et surfaces de travail paraissent-ils propres ?

La cuisson devant le client reste également un excellent repère. Un bún chả dont les morceaux de porc grésillent sur les braises, un bánh xèo qui sort directement de la poêle ou un phở servi avec un bouillon fumant permettent de mieux apprécier les conditions de préparation.

À l’inverse, soyez plus prudent face aux aliments cuits laissés longtemps à température ambiante, aux viandes crues exposées au soleil, aux préparations entourées de mouches ou aux stands dont les conditions générales d’hygiène vous semblent manifestement insuffisantes.

Comprendre ce qu’il ne faut pas manger et boire au Vietnam ne signifie donc pas choisir uniquement des restaurants haut de gamme. Une petite échoppe familiale très fréquentée peut offrir une expérience à la fois plus authentique et plus rassurante qu’un restaurant touristique presque vide.

 

Les escargots

 

18. Que peut-on manger sans trop s’inquiéter ?

Après toutes ces précautions, une mise au point s’impose : le Vietnam reste une formidable destination gastronomique, et la grande majorité des voyageurs peuvent découvrir sa cuisine sans difficulté particulière en respectant quelques règles de bon sens.

Privilégiez simplement les plats préparés à la commande et servis bien chauds. Un phở bò fumant au petit matin, un bún chả dont le porc vient d’être grillé, un bánh mì préparé devant vous, un cơm tấm accompagné d’une côtelette bien cuite ou encore un bánh xèo croustillant constituent autant de plaisirs à ne surtout pas manquer.

Vous pourrez également découvrir les poissons grillés, les plats mijotés comme le cá kho tộ, les soupes de nouilles régionales, les préparations au wok et les nombreux plats de riz fraîchement cuisinés.

Pour les fruits, la règle reste simple : « pelez-le, lavez-le correctement ou choisissez-le fraîchement préparé ».

Et que serait un séjour au Vietnam sans goûter au célèbre cà phê sữa đá ? Ce café puissant servi avec du lait concentré et des glaçons fait partie des petits plaisirs du quotidien. Choisissez simplement un café fréquenté utilisant une glace provenant d’une source fiable. À Hanoï, ne manquez pas non plus le cà phê trứng, tandis que le Centre et le Sud réservent de nombreuses autres variations autour du café vietnamien.

Connaître ce qu’il ne faut pas manger et boire au Vietnam doit finalement vous permettre de mieux profiter de la gastronomie locale, et non de vous en éloigner.

 

19. Les bons réflexes à adopter pendant votre voyage

Quelques habitudes simples permettent de réduire sensiblement les risques de troubles digestifs tout en continuant à manger local.

En premier lieu, lavez-vous régulièrement les mains avec de l’eau et du savon, notamment avant de manger. Lorsque cela n’est pas possible, une solution hydroalcoolique constitue une alternative pratique. Évitez également de toucher directement les aliments avec des mains sales après avoir manipulé de l’argent, utilisé les transports publics ou visité un marché.

Pour les repas, retenez quelques principes essentiels : privilégiez les aliments fraîchement cuits et servis très chauds, choisissez une eau potable sûre, évitez les produits animaux crus ou insuffisamment cuits lorsque leur provenance n’est pas parfaitement maîtrisée et soyez attentif aux préparations laissées longtemps à température ambiante.

Une petite trousse de santé adaptée au voyage peut également être utile. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant le départ, notamment concernant les sels de réhydratation orale et les médicaments adaptés à votre situation. Les probiotiques sont parfois utilisés par les voyageurs, mais ils ne constituent pas une garantie contre la diarrhée du voyageur et ne remplacent jamais les règles élémentaires d’hygiène alimentaire.

Enfin, ne banalisez pas des symptômes importants. Une diarrhée légère et passagère est une chose ; une fièvre élevée, du sang dans les selles, des vomissements persistants, une incapacité à boire, des signes de déshydratation ou une aggravation de l’état général nécessitent rapidement un avis médical.

En résumé, savoir ce qu’il ne faut pas manger et boire au Vietnam tient moins à une longue liste d’interdictions qu’à quelques réflexes : observer, choisir des produits frais, privilégier la cuisson à la minute, boire une eau sûre et faire confiance aux établissements propres et fréquentés. Vous pourrez ainsi profiter pleinement de l’une des cuisines les plus généreuses et passionnantes d’Asie, des petites tables de Hanoï aux marchés gourmands du delta du Mékong.

 

Les plats à ne pas manger au Vietnam

 

20. Voyager gourmand sans renoncer à la prudence

Connaître ce qu’il ne faut pas manger et boire au Vietnam ne doit surtout pas transformer chaque repas en source d’inquiétude. La gastronomie vietnamienne est l’une des grandes richesses du pays et la découvrir constitue une formidable porte d’entrée vers sa culture.

Goûtez le phở au lever du jour, partagez un bún chả dans une ruelle de Hanoï, observez une famille préparer des galettes de riz dans le delta du Mékong ou laissez-vous surprendre par les parfums d’un marché de Hué. La prudence consiste simplement à choisir avec discernement.

Au fond, les règles de ce qu’il ne faut pas manger et boire au Vietnam sont universelles : évitez l’eau non sûre, les produits animaux crus, les aliments mal conservés, les fruits de mer douteux et les alcools sans traçabilité ; privilégiez les produits frais, les plats bien cuits et les établissements où le renouvellement est rapide.

Avec ces quelques réflexes, votre voyage pourra rester ce qu’il doit être : une succession de rencontres, de parfums et de découvertes gourmandes, du premier café vietnamien du matin jusqu’au dernier dîner partagé au bord du Mékong.

 

Ce que vous devrez savoir aussi : 


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