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À la découverte du Nam Bộ : les particularités culturelles de ses habitants

*Crédit de l'image de couverture : Báo Lao Động.

Cela fait maintenant trois ans que je vis à Hanoï et, depuis mon arrivée, je vois rarement des habitants s’accroupir dans la rue, contrairement à ce que j’ai souvent observé dans le Sud du Vietnam. Cette différence m’a fait penser à la richesse des particularités culturelles du Nam Bộ, façonnées par son histoire, sa géographie et les modes de vie qui en ont découlé. Aujourd’hui, je vous emmène à la découverte de quelques-unes de ces particularités, parfois discrètes, mais profondément ancrées dans le quotidien de la région.

 

1. Le caractère généreux et décontracté des habitants du Nam Bộ

Lorsqu’on évoque les habitants du Sud du Vietnam, une expression vient souvent à l’esprit : « hào sảng ». Difficile à traduire en un seul mot, elle évoque à la fois la générosité, la grandeur d’âme et une certaine liberté d’esprit. Elle résume assez bien certains aspects de leur mode de vie : l’ouverture aux autres, la spontanéité et le peu d’attachement aux conventions superflues. Cet état d’esprit se manifeste aussi bien dans les gestes du quotidien que dans les relations humaines.

Être « hào sảng », c’est ne pas s’attacher excessivement aux détails, ne pas calculer constamment ce que l’on donne ou ce que l’on reçoit, ni chercher à tirer profit de chaque situation. C’est avant tout savoir partager, apporter spontanément son aide aux autres et ne pas laisser les rancœurs prendre le dessus.

Je me souviens encore de mon enfance, lorsque ma famille disposait de revenus modestes. Une ou deux fois par an, j’avais la chance de recevoir un jouet ou de manger du poulet frit. Comme ces petits plaisirs étaient rares, j’avais parfois envie de les garder pour moi tout seul. Mais ma mère tenait toujours — et j’insiste, toujours — à ce que je les partage avec les autres, notamment mes cousins et mes cousines.

Avec le recul, je comprends mieux son insistance. Nous étions tous issus de familles modestes. Peut-être trouvait-elle triste que je mange seul tandis que les autres enfants me regardaient sans pouvoir en profiter. Mes tantes et mes oncles agissaient d’ailleurs de la même manière : lorsqu’ils achetaient quelque chose à leurs propres enfants, ils en prévoyaient aussi pour leurs neveux et leurs nièces.

Cette habitude, qui peut sembler anodine, illustre bien une certaine conception du partage dans le Nam Bộ : le bonheur prend davantage de sens lorsqu’il est partagé. Même lorsque les ressources sont limitées, on trouve toujours quelque chose à offrir. Il ne s’agit pas forcément d’un cadeau de grande valeur : une mangue, une goyave ou quelques fruits du jardin peuvent suffire à témoigner de son affection.

Cette conception se retrouve également dans la manière de donner et de recevoir. Certaines personnes peuvent, par exemple, se sentir gênées lorsqu’on leur donne de l’argent en guise de remerciement ou de pourboire. À leurs yeux, ce geste risque de transformer une marque de générosité en une sorte de transaction commerciale, au détriment de sa dimension humaine. À l’inverse, offrir quelques fruits du jardin peut être perçu comme une marque d’affection plus sincère. Lorsqu’un visiteur apporte des fruits, il n’est pas rare que son hôte aille à son tour en chercher dans le jardin pour les lui offrir. Il ne s’agit pas de rendre un cadeau de valeur équivalente, mais plutôt de répondre à un geste de gentillesse par un autre. Donner appelle ainsi à donner en retour, non par obligation, mais par attachement et par souci de préserver les liens humains. Dans cette culture du partage, les relations affectives et la réciprocité comptent parfois davantage que la valeur matérielle des choses.

Mais d’où vient cette générosité ? Il serait réducteur de la considérer comme un simple trait de personnalité. Elle peut aussi être mise en perspective avec un ensemble de facteurs historiques, géographiques et sociaux.

Il faut tout d’abord remonter à l’histoire de la région. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, de nombreux migrants se sont installés dans le Nam Bộ pour défricher les terres et y construire une nouvelle vie. Malgré la richesse de ses ressources naturelles, la région présentait alors de nombreux défis : les inondations, la présence d’animaux sauvages et les difficultés liées à l’aménagement des terres. Dans ces conditions, l’entraide n’était pas seulement une valeur morale, mais aussi une nécessité. Les habitants devaient compter les uns sur les autres, partager leurs ressources et se soutenir dans les moments difficiles. Au fil des générations, ces pratiques ont pu contribuer à façonner une culture fortement marquée par la solidarité.

L’environnement naturel aurait également joué un rôle dans la formation de cet état d’esprit. Avec ses vastes plaines, ses cours d’eau et ses ressources naturelles, le Nam Bộ offrait des conditions propices à certaines formes de partage. Cette relative abondance a pu favoriser un rapport moins strict aux biens matériels et une plus grande disposition à donner. Il ne s’agit toutefois pas d’établir un lien de causalité direct, mais de souligner que les conditions de vie ont pu participer à l'évolution des pratiques sociales.

Cette générosité s'inscrit dans une conception plus large des relations humaines, que l'on peut résumer par une autre expression vietnamienne : « trọng nghĩa khinh tài », autrement dit, accorder davantage de valeur à la loyauté, à l'honneur et aux liens humains qu'à la richesse matérielle. Dans cette conception, l'argent ne constitue pas la mesure ultime de la réussite ou de la valeur d'une personne. Ce qui compte avant tout, c'est de tenir ses engagements, de soutenir ses proches et de rester fidèle à ses principes.

Cette priorité accordée aux relations humaines se traduit par des gestes de solidarité au quotidien. Il n'est pas rare que l'on prête main-forte à un voisin, que l'on partage un repas avec un visiteur ou que l'on accueille quelqu'un sans trop se préoccuper de son origine sociale. Les pratiques agricoles collectives, telles que le vần công, en sont également une illustration. Il s'agit d'une forme traditionnelle d'entraide dans laquelle plusieurs familles paysannes mettent en commun leur force de travail pour s'aider dans les travaux des champs. Une famille peut ainsi aider ses voisins à repiquer le riz, sachant que ceux-ci lui rendront la pareille au moment des récoltes. Cette pratique témoigne d'un esprit de solidarité fondé sur la réciprocité plutôt que sur la rémunération.

Au-delà de la générosité, les habitants du Sud sont souvent décrits comme des personnes simples, spontanées et peu attachées aux formalités. Dans les interactions quotidiennes, ils privilégient généralement la proximité humaine plutôt que les conventions sociales rigides. Leur manière de s'exprimer, souvent directe et familière, peut également refléter une certaine franchise : ils ont tendance à dire ce qu'ils pensent sans multiplier les détours.

Cette simplicité se retrouve jusque dans leur manière de s'adresser aux autres. Le parler méridional se distingue notamment par l'emploi de nombreuses expressions familières et de formes régionales. Par exemple, on utilise couramment « tui » plutôt que « tôi » pour dire « je », « hổng » ou « hông » plutôt que « không » pour exprimer la négation, ou encore « ổng », « bả » et « ảnh » pour désigner familièrement un homme ou une femme dont on parle. Dans certaines expressions traditionnelles et chansons populaires du Sud, on retrouve également les appellations « qua » et « bậu », qui servent respectivement à désigner celui qui parle et la personne à qui il s'adresse. Ces formes varient selon les contextes, les générations et les relations entre interlocuteurs. Elles donnent souvent aux conversations une tonalité familière et spontanée, contribuant ainsi à créer une certaine proximité entre les personnes.

Cette franchise et cette familiarité s'inscrivent dans un rapport aux autres où l'authenticité et la sincérité occupent une place importante. Les relations peuvent ainsi se construire autour de la confiance et du respect mutuel, sans qu'il soit toujours nécessaire de maintenir une distance formelle.

Enfin, l'ouverture d'esprit et l'hospitalité constituent d'autres aspects souvent associés à la culture du Nam Bộ. Marquée par la coexistence de différentes communautés et traditions, la région se caractérise par une grande diversité culturelle et religieuse, qui fait partie intégrante de son paysage social.

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En dépit de nos différences ethniques et religieuses, nous avons appris à nous respecter, à nous aimer et à vivre en harmonie (Crédit photo: VĂN NGHỆ AN GIANG).

Cette diversité offre un cadre favorable aux rencontres et à la cohabitation. Dans la vie quotidienne, cette ouverture peut se manifester par une certaine facilité à nouer des relations, à accueillir des personnes d'horizons différents et à s'adapter à de nouveaux environnements. Recevoir un visiteur, lui offrir un repas ou lui proposer un endroit où dormir peut ainsi relever d'un geste spontané, sans nécessairement attendre quelque chose en retour.

 

2. Une cuisine généreuse, simple et conviviale

La culture du Nam Bộ se reflète également dans ses habitudes alimentaires. La cuisine méridionale est réputée pour ses saveurs franches et prononcées, avec un goût sucré parfois plus marqué que dans d'autres régions du Vietnam. Les plats associent volontiers le sucré, le salé, l'acide et le piquant, créant des saveurs riches et contrastées. Ces caractéristiques se retrouvent notamment dans des spécialités comme le cá kho tộ (poisson braisé dans une marmite en terre cuite), la canh chua (soupe aigre-douce) ou le lẩu mắm (fondue au bouillon de poisson fermenté).

Cependant, ce qui caractérise peut-être le mieux la cuisine du Sud, ce n'est pas seulement l'intensité de ses saveurs, mais aussi sa simplicité. Les repas quotidiens ne nécessitent pas forcément une grande variété de plats ni une préparation sophistiquée. Un poisson braisé, une soupe, quelques légumes frais et un bol de sauce suffisent souvent à composer un repas complet. La présentation et la sophistication des mets importent moins que le plaisir de manger ensemble et de profiter de ce que l'on a.

Cette simplicité se retrouve également dans l'attitude à table. On se montre généralement peu exigeant lorsqu'il s'agit de partager un repas : il n'est pas nécessaire de préparer un menu spécial pour chaque personne. Chacun mange ce qui est servi et se régale à sa manière. Cette façon de faire traduit une certaine décontraction, mais aussi le goût des plaisirs simples.

Surtout, le repas est un moment où l'attention portée aux autres prend une forme très concrète. Dans de nombreuses familles, avant même de commencer à manger, les adultes prennent soin de servir les enfants, en leur mettant les meilleurs morceaux dans leur bol ou en leur proposant les plats qu'ils préfèrent. Les membres de la famille se passent les plats, se proposent mutuellement de goûter et veillent à ce que personne ne manque de rien. Il ne s'agit pas simplement de satisfaire sa propre faim, mais de s'assurer que tout le monde puisse profiter du repas.

Cette attention se manifeste aussi dans la manière d'accueillir un visiteur à table. Lorsqu'une personne arrive au moment du repas, il est fréquent qu'on l'invite spontanément à s'asseoir et à partager ce que l'on a préparé. Il ne s'agit pas toujours d'une simple formule de politesse : dans certaines familles, l'hôte peut être sincèrement déçu si le visiteur décline l'invitation. Une fois à table, on l'encourage volontiers à se resservir. Le fait qu'il mange avec appétit est souvent perçu comme un signe qu'il apprécie le repas et, par extension, la cuisine de son hôte.

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"Pauvres en argent, mais jamais pauvres de cœur", la philosophie de vie des habitants du delta du Mékong. Il n'est pas rare de voir des voyageurs invités spontanément à partager un repas avec des habitants (Crédit photo: CAFEF).

Cette hospitalité est parfois évoquée avec humour dans une plaisanterie bien connue sur le delta du Mékong : mieux vaut ne pas dire que l'on a envie de manger quelque chose, au risque de voir son hôte préparer tout un assortiment de plats. Si l'on dit, par exemple, que l'on a envie de noix de coco, il pourrait aller jusqu'à en cueillir plusieurs et à les préparer de différentes façons pour régaler son invité. Bien sûr, cette générosité débordante s'exprime surtout entre personnes qui se connaissent déjà ou qui ont eu l'occasion de nouer des liens, plutôt qu'entre de parfaits inconnus.

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Un couple de touristes invité à partager un repas de fête par des habitants du delta du Mékong (Crédit photo: CAFEF).

Ainsi, au-delà de ses saveurs caractéristiques, la cuisine du Nam Bộ reflète un véritable art de vivre : savoir apprécier les choses simples et, surtout, faire passer le plaisir de partager avant celui de manger seul. Un repas n'est donc pas seulement une affaire de nourriture : c'est aussi une occasion de prendre soin les uns des autres et de renforcer les liens familiaux et amicaux.

 

3. La position accroupie : une habitude héritée du mode de vie traditionnel

Parmi les habitudes qui caractérisent certaines scènes de la vie quotidienne dans le Nam Bộ, le fait de s'accroupir mérite également d'être évoqué. Pour en comprendre l'origine, il faut remonter aux conditions de vie des générations précédentes, à une époque où une grande partie de la région était encore peu aménagée et couverte d'une végétation dense ou de zones marécageuses. Les habitants vivaient alors au contact direct de la nature et passaient une grande partie de leur temps dans les rizières, les jardins et les espaces agricoles.

Dans cet environnement, la présence de serpents, de scolopendres et d'autres animaux dans les herbes ou aux abords des habitations faisait partie des réalités auxquelles il fallait prêter attention. S'asseoir directement sur le sol, notamment dans les herbes ou les endroits peu dégagés, pouvait exposer les habitants à des contacts avec ces animaux. S'accroupir permettait de ne pas s'installer directement dans la végétation et de se relever rapidement si nécessaire. Cette explication ne constitue pas nécessairement l'unique origine de cette habitude, mais les conditions de vie de l'époque ont pu contribuer à en favoriser l'usage. Il convient de préciser que ces considérations renvoient surtout au contexte d'autrefois et ne signifient évidemment pas que de tels dangers caractérisent encore le quotidien de l'ensemble des habitants du Sud.

Par ailleurs, dans une société autrefois largement rurale, cette posture répondait à des besoins pratiques. Les habitants devaient régulièrement travailler près du sol pour planter des légumes, récolter des produits agricoles ou trier leurs marchandises. Dans les marchés et les petites échoppes, s'accroupir permettait également de s'installer facilement sans avoir besoin de mobilier particulier. Cette position s'intégrait ainsi naturellement à de nombreux gestes du quotidien.

Avec le temps, ce qui relevait avant tout d'une nécessité pratique a pu devenir une habitude familière, transmise d'une génération à l'autre. Même si les conditions de vie ont considérablement changé, on peut encore voir des personnes s'accroupir devant leur maison, au marché, près d'une petite échoppe ou lors de conversations improvisées entre voisins.

Aujourd'hui, cette habitude évoque surtout une certaine décontraction dans la vie quotidienne. On ne ressent pas toujours le besoin de disposer d'un espace aménagé ou d'adopter une posture formelle pour discuter, manger ou passer du temps ensemble. Une simple place devant la maison ou un coin de trottoir peut suffire. Cette posture ordinaire témoigne ainsi de la persistance de pratiques héritées d'un mode de vie plus ancien.

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Qu’ils soient en train de faire leurs achats ou de discuter, les habitants s’accroupissent souvent pour échanger quelques mots. Cette posture, qui les place naturellement à hauteur de regard les uns des autres, symbolise une certaine proximité et une forme de simplicité dans les relations humaines (Crédit photo: Báo Lao Động).

Il convient néanmoins de préciser que le fait de s'accroupir n'est pas propre au Sud du Vietnam : on retrouve cette pratique dans d'autres régions du pays et dans plusieurs sociétés asiatiques. Ce qui importe ici, c'est la place qu'elle conserve dans certaines scènes ordinaires de la vie méridionale.

En définitive, la générosité, la simplicité, la franchise, l'hospitalité et l'attachement aux relations humaines sont autant de traits fréquemment associés à la culture du Nam Bộ. Ces caractéristiques se manifestent dans des gestes parfois très ordinaires : partager un repas, offrir quelques fruits, prêter main-forte à un voisin ou simplement s'accroupir pour discuter au bord d'un trottoir. Derrière cette apparente décontraction se dessine une véritable conception de la vie, dans laquelle la solidarité, le partage et la richesse des relations humaines occupent une place essentielle. 

 

Si vous voulez en savoir plus sur le Delta du Mékong, veuillez consulter dans les liens suivants : 

Simplicité, adaptabilité, hospitalité : le Delta du Mékong n'est pas pour "les faibles"

Café vợt Hai Ngầu : une autre façon de découvrir Long Xuyên

 

FAQ

1. Que signifie l’expression « hào sảng » dans la culture du Nam Bộ ?

L’expression « hào sảng » désigne un état d’esprit caractérisé par la générosité, la spontanéité et l’ouverture aux autres. Elle se traduit notamment par le goût du partage, l’entraide et une certaine décontraction dans les relations humaines.

2. Pourquoi les habitants du Nam Bộ sont-ils réputés pour leur générosité ?

Cette réputation peut être mise en perspective avec plusieurs facteurs historiques et sociaux. Les difficultés rencontrées lors du défrichement et de l'aménagement des terres ont notamment favorisé les pratiques d'entraide et de solidarité entre les habitants. Ces valeurs se perpétuent aujourd'hui dans les relations familiales et de voisinage.

3. Quelles sont les principales particularités de la cuisine du Nam Bộ ?

La cuisine du Nam Bộ se distingue par ses saveurs franches, souvent marquées par une touche sucrée, ainsi que par l'association du sucré, du salé, de l'acide et du piquant. Parmi ses spécialités figurent le cá kho tộ, la canh chua et le lẩu mắm. Au-delà des saveurs, les repas sont aussi des moments privilégiés de partage et de convivialité.

4. Pourquoi les habitants du Sud du Vietnam ont-ils l'habitude de s'accroupir ?

Cette posture est notamment liée aux modes de vie traditionnels, autrefois largement ruraux. Elle permettait de réaliser certaines tâches agricoles, de s'installer facilement dans les marchés ou de discuter sans avoir besoin de mobilier. Avec le temps, elle est devenue une habitude familière dans certaines scènes de la vie quotidienne.

5. Quelles expressions caractérisent le parler du Sud du Vietnam ?

Le parler méridional se distingue par plusieurs formes familières et régionales. On entend notamment « tui » à la place de « tôi », « hổng » ou « hông » à la place de « không », ainsi que « ổng », « bả » et « ảnh » dans les conversations quotidiennes. Ces expressions contribuent à donner au parler du Sud sa tonalité particulière.


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